L’Illusion commune

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L’Illusion commune

La version française de l’Illusion commune de Takaaki Yoshimoto est l’impression à la demande et livre numérique.

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Extrait de l’Illusion commune

l’Illusion commune

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Commentaire

L’Illusion commune publié en 1968 deux ans après la parution de son premier chapitre «du tabou» dans la revue Bungei donna un grand coup surtout aux étudiants qui cherchaient en vain à s’armer de quelque théorie efficace lorsqu’ils se trouvaient alors justement dans l’agitation universitaire à la dimension mondiale sous l’intensification de la guerre vietnamienne, en attendant chez nous l’an 1970 le dixième anniversaire et la reconduction du traité de sécurité avec les États-Unis. Mais comme toute théorie vient toujours trop tôt ou trop tard, les réflexions de l’auteur ne semblaient pas être comprises en ce temps-là. Il écrit, cependant, des articles à commenter les questions d’actualité dans Shikô, revue fondée par lui en 1961, par lesquels il en communiqua ses jugements aux lecteurs de minorité. Les mouvements d’étudiants qui avaient semblé alors engager toute la nation se décomposaient de plus en plus en deux pôles de la stagnation de grande part et de l’extrémisme de petit nombre après des événements politiques: l’émeute dans la salle de conférence à l’université de Tokyo en hiver et l’interruption de son examen d’entrée au printemps en 1969, le détournement d’un avion de Japan Air lines par l’Armée rouge (sekigun) et l’invasion au quartier général des Forces de Défense japonaise par Yukio Mishima et son suicide par hara-kiri en 1970 et le combat de feu à un chalet du mont Asama entre l’Armé Rouge Associé (rengo-sekigun) et la force policière en 1972.
Yoshimoto eut un entretien avec Michel Foucault sur le thème de la méthode de la perception du monde à Tokyo l’avril 1978, après dix ans de la publication du livre. Il nous indiqua l’arrivée de pleine saison où on pourrait discuter l’Illusion commune enfin au niveau académique et international. La lecture de cet entretien nous fit savoir, toutefois, que la discussion y tourne en rond jusqu’à la fin. C’est la logique des choses. Car Yoshimoto pouvait lire alors presque toutes les œuvres de Foucault traduites en japonais, tandis que celui-ci ne pouvait lire aucun mot de Yoshimoto par quelque langue occidentale. À la fin de l’entrevue Foucault souhaita bien que Yoshimoto soit traduit en français, si non en anglais. Encore dix ans passés, l’Illusion commune commence à se traduire en français, mais cette traduction n’est maintenant qu’une offrande au tombeau du grand penseur.

Puis, après 10 ans, j’ai terminé enfin la traduction, en la faisant paraître au Bulletin universitair, mais je pensais que cette traduction n’était qu’un offrande à la tombe de Foucault. Ensuite, j’ai « publié » sous la forme CD-ROM par ExpandBook de Voyager en 1996, mais ce ne pouvait pas se vendre malheureusement qu’ au Japon. En 2013, à l’occasion de la retraite de l’université, j’ai établi une maison d’édition pour publier le livre numérique de la version française de «L’illusion commune». En outre, je suis arrivé à la publication l’impression à la demande en 2016. Le temps a arrivé enfin où le chef-œuvre de Takaaki Yoshimoto, penseur original japonais se lit partout dans le monde en français.


 

Table des matières

 


Citation (Chapitre II du posédé)

Comme l’ici-bas ennuyeux est sombre,

A quoi bon m’y être éveillé, moi,

Allons, que je revienne une fois encore,

Au monde de belle rêverie.

(Kunio Matsuoka: Quand je me suis réveillé dans la soirée.)

Kunio Yanagita écrit ces vers quand il était poète du Nouveau Style17. Ce jeune poète, membre de la revue «Kokumin no tomo» (Ami du Peuple), suivant l’expression de Kônosuke Hinatsu, «s’avança vers la grand-route de sa science sans aucune trace de dévotion poétique», bien qu’il eût tant de talent que Doppo Kunikida l’avait recommandé.

Mais le système scientifique de Yanagita était-il vraiment le changement de direction de ces vers?

«Quand je me suis réveillé dans la soirée», cette expression nous semble symboliser sa mentalité: elle n’était pas celle où il travaillait sous la lumière du midi, en s’éveillant à l’aube, après qu’il s’était avancé en ethnologie, mais elle ressemblait à celle où il errait cherchant les symptômes dans le crépuscule, en s’éveillant dans la soirée. La mentalité qui ressemble au vœu d’un garçon de vouloir se plonger encore dans l’état d’hypnose au moment qu’il faisait déjà sombre à ses alentours quand il s’éveillait, symbolise la manière de laquelle il s’enfonçait à l’ethnologie.

L’ethnologie de Yanagita nous semble avoir élargi son investigation tout au long de la passion de son chant: «Allons, que je revienne une fois encore, au monde de belle rêverie.» Elle ne s’arrête jamais, en s’élevant du sommeil dans la soirée, pour faire l’analyse logique aux contes sombres. Son système ethnologique ressemble fort au courant que suit l’hallucination narcotique, demi-éveillée ou demi-somnolante, dans la pénombre du soir. Et c’est effectivement à l’illusion commune produite par la sensibilité obscure, courant dans les villageois que Yanagita se tenait vivement par les Contes de Tôno. Avant de considérer quelle est la phase de cette illusion commun, voyons les épisodes nostalgiques décrits par Yanagita sur ses qualités naturelles de son enfance.

Il peigne le monde de la qualité extrêmement fantaisiste, en citant deux ou trois expériences à son enfance, dans sa Vie de Montagne, en voici une:

 Encore trois ou quatre ans après [cet événement], ma mère, deux frères et moi, nous sommes allés ramasser les champignons dans la colline que nous voyions tous les jours de loin. Dans la vallée de l’autre côté, il y avait un étang sombre et triste au bord duquel nous descendîmes et nous nous reposâmes pour le moment. Au coucher du soleil, cherchant de nouveau les champignons, nous montâmes le même chemin vers l’entrée de colline, y croyions-nous, cependant on ne sait comment flâner, nous revînmes encore au bord de l’étang triste. Je sentis d’être abruti en ce temps-là encore, mais je fus à moi tout d’un coup lorsque ma mère m’eut grondé en haute voix. Si j’avais été alors solitaire, j’aurais laissé un exemple de kami kakushi.


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